Je vous remercie de votre visite . Mon nom est Philippe Herbaut. J’ai pour l’écriture les yeux de Chimène. Rien ne me satisfait moins que les réponses incomplètes que me renvoie le monde car il faut bien, n’en déplaise aux jeux de l’esprit, donner une issue à la réflexion. Humble scribe, je ne résiste pas à la musique de la langue et j’avoue préférer l’imparfait du subjonctif aux rap des spots. Pour être lu, il faut être court, percutant, décoiffant, décalé. Je me risque depuis près de cinq ans et quatre ouvrages dans cette aventure avec l’assurance qu’il faudra adapter mon langage, affaiblir mes certitudes pour que le lecteur garde jusqu’à la fin, le fil du propos. Il faut pour cela s’appuyer sur de grands principes pour les mieux effondrer et se débarrasser de toute moraline.

Je tiens que le langage est un moyen d’expression bien commode, et qu’il serait mal venu d’en témoigner par le silence, sauf s’il enrichit le propos. On peut certes rendre copie blanche mais un livre qui ne contiendrait que des silences lasserait à coup sur. Comment pourrais-je flatter le gout de mes contemporains à critiquer ce qu’ils croient saisir. C’est aux silencieux que je veux m’adresser; ceux sans qui rien ne peut se faire, ceux qui n’ont d’autre espoir et d’envie que de bouger, de changer, de progresser ou simplement de croire.

Dans un monde où systèmes politiques et médiatiques, s’enchevêtrent, se brouillent ou nous « embrouillent », quelles sont les véritables possibilités d’expression individuelles et collectives, et quel lien pouvons nous tisser ensemble pour répondre au besoin parfois désespéré de vivre selon cette adage parfois suranné; « Liberté, égalité, fraternité ».

Enfin, mon étonnement s’étale par touches de quelques centaines de pages pour conjurer les galimatias pondus à la minute par des experts en tout et braver ces poules et coqs déplumés qui réclament le salaire de leurs piteuses fadaises. Essais et romans policiers, sont pour vous lecteurs attentifs. Le site est le témoignage de mon admiration pour ceux qui, loin des lumières de Versailles, ont vécu dans le passé de quoi fabriquer l’avenir.

Extraits de « Copie non conforme » – Ph. Herbaut